« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
L'Insee annonce un déficit public à 5,1% du PIB en 2025, contre 5,4% attendu. Le Premier ministre Lecornu se félicite d'une « méthode qui paie ». Mais regardons les choses en face : 5,1% reste au-dessus des 3% autorisés par Bruxelles, et la réduction vient essentiellement de hausses d'impôts, pas de baisses de dépenses. On ne guérit pas l'obésité en serrant la ceinture d'un cran.
(Boursorama, Le Télégramme, Insee)
Après avoir promis jeudi des « mesures pour les gros rouleurs », le gouvernement rétropédale déjà. Le ministre du Budget David Amiel écarte toute aide au barème kilométrique : seuls les professionnels (transporteurs, pêcheurs, agriculteurs) seront soutenus via prêts BPI et reports fiscaux. Pour l'automobiliste lambda qui paie 2€ le litre ? Circulez, y'a rien à voir. Et surtout pas de baisse des 60% de taxes.
(Ouest-France, Le Figaro, Capital)
Nouveau rebondissement au Moyen-Orient : Donald Trump repousse au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes sur les infrastructures électriques iraniennes. En « cadeau », Téhéran aurait autorisé le passage de dix pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Les marchés oscillent entre espoir et inquiétude. La Banque de France a abaissé ses prévisions de croissance à 0,9% pour 2026. La diplomatie trumpienne : imprévisible par design.
(Le Figaro, Boursorama, TF1 Info)
Victoire du « non » à 53,7% des voix : les Italiens ont rejeté la réforme de la justice voulue par Giorgia Meloni, qui visait à séparer juges et procureurs. Une participation exceptionnelle de 59% pour ce type de scrutin. La Présidente du Conseil reste en poste mais sort affaiblie. Pour les libéraux, la leçon est double : méfiance envers les réformes qui fragilisent l'indépendance judiciaire, mais aussi envers la démocratie directe quand elle devient plébiscite personnel.
(Les Échos, Le Monde, Courrier International)
Les eurodéputés ont validé l'accord commercial négocié avec Washington (417 pour, 154 contre), malgré de « fortes réserves ». L'UE s'engage à acheter plus de gaz américain en échange d'un plafonnement des droits de douane à 15%. Un compromis obtenu sous pression, alors même que la justice américaine avait jugé certains tarifs illégaux. Le libre-échange version Trump : « négocier » avec un revolver sur la tempe.
(Ouest-France, Le Parisien, Le Télégramme)
Pendant que l'Europe subit Trump, le Canada négocie activement avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay). Un accord pourrait être signé avant la fin de l'année. Face à l'incertitude des tarifs trumpiens, Ottawa diversifie ses partenaires commerciaux. Voilà ce que font les pays sérieux : au lieu de pleurnicher sur le protectionnisme américain, ils ouvrent de nouvelles routes. Leçon de pragmatisme libéral.
(Zone Bourse, The Globe and Mail, Reuters)